Retrouvez Polic Région sur Facebook Retrouvez Polic Région sur Twitter Retrouvez Polic Région sur google + Retrouvez Polic Région sur Flickr Retrouvez Polic Région sur Youtube

Macron a terminé sa campagne à Albi et Rodez
La droite occitane commence à se diviser : Analyse
Haute-Garonne / Législatives, le grand flou
Faisons connaissance Mr Méric ! Portrait d'un "atypique libre"
Gilles Verdez publie un brûlot politique. Interview

Législatives / Jean-François Portarrieu, des coulisses à la scène

Personne ne l'a vu venir dans le landerneau. Jean-François Portarrieu est pourtant bien le candidat d'Emmanuel Macron sur la 5ème circonscription de la Haute-Garonne : "Je suis là pour gagner !", nous dit-il. Comme un avertissement adressé à ses concurrents directs : Julien Léonardelli (FN), Jean-Marc Dumoulin (UDI) et Sandrine Floureusses (Divers Gauche).


 

Il est pressé, et a déjà eu plusieurs vies : Enseignant en philosophie, membre de la direction du groupe « La Dépêche » et homme de l'ombre de plusieurs personnalités politiques (Pierre Cohen à Toulouse, Jacques Bascou à Narbonne) … Jean-François Portarrieu est donc déjà porteur d'un parcours pour le moins atypique. A l'instar du tout nouveau Président de la République, il a donc jonglé entre privé et public : « Cela forge une compréhension de la société qui nous entoure », nous confie t-il. Un point commun entre Emmanuel Macron et lui ? Cela tombe plutôt bien car Jean-François Portarrieu a été investi par « La République en Marche ! » sur la 5ème circonscription de Haute-Garonne. Un nouveau challenge pour celui qui jusqu’à présent soufflait à l'oreille des élites : « La campagne est certes exigeante, mais elle surtout exaltante ! », s'enthousiasme t-il. Depuis sa permanence installée face à la mairie de Saint-Alban, il nous explique que sa démarche est placée sous le signe de « la bienveillance » (cela ne vous rappelle rien ?), et que « les ennemis n'existent pas. » « Je n'ai que des adversaires en politique, mon seul ennemi c'est Daech ! Je crois avant tout au pouvoir des idées, et je cherche à convaincre sur la base du renouvellement de la classe politique en cours », précise t-il le ton apaisé. Pourtant son concurrent principal est facilement identifiable sur cette circonscription … Son regard est donc justement tourné en direction de Julien Léonardelli, tête d'affiche du FN en Haute-Garonne : « Je respecte l'homme, le candidat, même si je constate bien souvent qu'à l'image de son parti, il est un spécialiste de la caricature. Les valeurs du FN ne me correspondent en rien, il faut faire tomber le masque ! »

« Est-ce que ça vole ? »

Jean-François Portarrieu se souvient parfaitement de sa première rencontre avec Emmanuel Macron : « C'était de manière très précise le 26 mai 2016 au Casino de la Grande-Motte dans le cadre du congrès de l'Association des maires de petites villes. J'ai alors eu un échange avec lui et il m'a impressionné. Il a un pragmatisme incontestable, une intelligence tranchante et il est très déterminé. » Et de nous apprendre l'expression fétiche en privé du tout nouveau Président de la République : « Est-ce que ça vole ? » « Quand vous proposez une idée à Macron, il vous renvoie toujours cette question, avec l'idée permanente de savoir si telle ou telle suggestion peut marcher dans la réalité … »

Macron : une intelligence tranchante

Nous l'avons donc bien compris, le candidat LREM dans cette 5ème circonscription de la Haute-Garonne a fait sienne de la philosophie macronienne : « Je me retrouve totalement dans cette idée du et droite, et gauche ; libérer et protéger… J'ai souvent souffert en coulisses de dossiers qui n'avançaient pas de par le sectarisme venant de toutes parts. Les clivages politiciens étaient bloquants.»

Le Petit Prince m'a dit

My name is Codorniou … Didier Codorniou ! L'ancienne star du Stade Toulousain et du XV de France, l'immortel « Petit Prince » du ballon ovale, est le Président du Comité de soutien de la campagne de Jean-François Portarrieu. Depuis de longues années l'ancien joueur est devenu également incontournable dans le monde politique. Disciple d'un certain Georges Frêche, il est maire de Gruissan (11) et vice-président de la nouvelle région Occitanie. Cerise sur le gâteau, il a de la famille sur Saint-Jory et Aucamville, deux villes phares de cette circonscription : « C'est un honneur pour moi que Didier m'accompagne dans cette campagne. C'est à la fois un ami et un modèle. Il fait de la politique en se tenant éloigné des clivages traditionnels, des dogmatismes, et en restant indépendant. Membre du PRG il avait d'ailleurs apporté son parrainage à Emmanuel Macron pour la Présidentielle, alors que son parti soutenait alors Benoît Hamon … C'est tout Codorniou, c'est le meilleur ! C'est un homme libre qui m'inspire. »

En route pour le Palais Bourbon ?

Le candidat prévient : « Je ne serai pas un député godillot ! » La liberté, toujours la liberté … Un leitmotiv dans le verbe signé Portarrieu. Il ne veut pas s'inscrire dans le moule des députés sortants : « Il est important d'imprimer de nouvelles pratiques. Je m'engage si je suis élu à démissionner de la fonction publique territoriale ... » Un acte déjà posé par les mentors Macron et Le Maire : « Ils ont donné un signal. Ils sont les moteurs pour tourner une page de notre histoire politique. » Dans leur sillage, Jean-François souhaite franchir les portes du Palais Bourbon avec l'envie de faire : « Il faut donner sa chance au gouvernement et au Président. Notre mouvement peut avoir la majorité absolue ! » Et lui rêve de faire partie de cette majorité : « Je sens que c'est le moment ! ». Son moment ? Verdict dans les urnes.

 

 

POUR LIRE LA SUITE DE CET ARTICLE, IDENTIFIEZ-VOUS OU CRÉEZ UN COMPTE :

ARTICLE RÉSERVÉ AUX ABONNÉS
POUR LIRE CET ARTICLE :

Je m’identifie

Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Je m’abonne

Consultez nos offres d’abonnement, 
à partir de 9€/an.

VOUS POUVEZ AUSSI ACHETER LE MAGAZINE CONTENANT CET ARTICLE ICI

 

Aboonement 100% numérique