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France Jamet ou l'art de parler (beaucoup) pour ne rien dire qu'elle n'ait déjà dit

Hier matin, à l'Hôtel de Région de Toulouse, France Jamet, la présidente du groupe Front national-Rassemblement bleu marine (FN-RBM) du conseil régional d'Occitanie, tenait une conférence de presse de rentrée. Au cours d'un point presse de près d'une heure, l'élue héraultaise, seule à la manœuvre, s'est efforcée de faire du neuf avec du vieux, enfourchant pour la énième fois les mêmes chevaux de bataille, reprenant les termes de communiqués de presse publiés dans la torpeur de l'été ...


Après avoir précisé que son groupe (fort de 40 élu-e-s) était "soudé, déterminé, constructif et studieux" (comprendre que les autres groupes ne le seraient pas...) et s'être réjouie que les Estivales de Fréjus aient été une réussite ("on a été plutôt bon..."), France Jamet a récité son catéchisme dénonçant pêle-mêle la taxe spéciale d'équipement régional proposée par le gouvernement avant d'être abandonnée, la fusion à l'emporte-pièce, le processus suivi pour le choix du nouveau nom de la région, l'abandon de la référence à Languedoc, le lobby occitaniste, les petits barons locaux, la gabegie, l'explosion fiscale, la "dictature des minorités qui nous gouvernent", l'entente entre l'opposition républicaine (présidée par Christophe Rivenq) et la majorité régionale derrière Carole Delga, les affaires Négrier et Baylet... Bref, on l'aura compris, France Jamet fait dans la nuance, dénonce à tout va. Celle qui prétend que son groupe "travaille les dossiers" n'en évoque pourtant aucun.

 

 

La charité doit se porter prioritairement vers nos compatriotes

 

Mais, à l'entendre, il y a pire que la gabegie généralisée ou l'explosion fiscale organisée par le gouvernement de Manuel Valls que soutient Mme Delga. Il y a la "confiscation de l'exercice démocratique" au sein de l'institution régionale. Et d'évoquer une "commission permanente opaque", une assemblée plénière qui ne serait qu'une "chambre d'enregistrement", un droit d'amendement obéré, un droit de parole censuré... Avant de prévenir : "nous ne laisserons rien passer". Mais il y a surtout "les migrants". Le gros mot est lâché. La boîte à fantasmes est ouverte. "Il ne fallait pas les laisser rentrer. On sait que des djihadistes se sont inflitrés dans les corridors". C'est la faute à l'Europe... C'est la faute aux gouvernements de droite et de gauche... Et France Jamet, qui se félicite de l'adoption de la charte "Ma commune sans migrants" par la commune de Beaucaire (dont le maire Julien Sanchez est conseiller régional), de préciser le fond de sa pensée : "la charité doit se porter prioritairement vers nos compatriotes". La préférence nationale vaut donc aussi en matière de charité. A tout prendre, de ces soixante minutes de réquisitoire réchauffé, on retiendra essentiellement la fin. Non pas l'expression par la présidente du groupe FN-RBM de sa conviction que "Marine Le Pen sera au 2nd tour de l'élection présidentielle". Non pas la présentation du premier numéro du journal du groupe. Mais plutôt la confirmation que France Jamet sera sans nul doute candidate aux élections législatives en 2017. Etait-il nécessaire de convoquer une conférence de presse pour annoncer ce secret de polichinelle ? Un communiqué de presse eût été suffisant.

 

 

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