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Conséquences de la dynamique Fillon à Paris comme en Occitanie

Fillon grand vainqueur du premier tour de la Primaire, et d'ores et déjà probable vainqueur du second dimanche prochain. Quelles sont les conséquences nationales ? Les conséquences régionales ? En Occitanie, les leaders et relais de l'ancien premier ministre vont donc peser dans le paysage politique des mois à venir ... Stephan Rossignol, Gérard Trémège, Michel Gabas, Jean-Marie Belin, des noms qui vont donc revenir dans le jeu.


 

 Il y a un mois en arrière, personne n'y croyait. Il y avait bien un petit frémissement en faveur de François Fillon, mais celui-ci se cantonnait à faire passer l'ancien premier-ministre devant le « renouveau » d'un certain Bruno … Et puis, les débats télévisés sont passés par là ! Le flegme, l'assurance, la densité de F.Fillon vont faire la différence au fil des émissions. La dynamique va alors souffler de plus en plus fort. Au point aujourd'hui d'avoir déjoué tous les sondages … Ces derniers se défendent d'ailleurs comme ils le peuvent ce matin. Preuve en est, cet extrait de communiqué la veille du scrutin, alors que l'Ifop venait de publier un dernier sondage donnant Alain Juppé vainqueur : "L'Ifop rappelle que les résultats de cette enquête […] ne constituent en aucun cas un élément prédictif des résultats le jour du vote." Incroyable, non ? Hier soir, les attaques pleuvaient sur les instituts : « Nous n'étions pas dans l'erreur, cela fait quinze jours que la dynamique Fillon est enregistrée », se sont-ils tous défendus. Bon ok, c'est vrai, cela fait bien deux semaines que Fillon est devenu le héraut de toute une caste médiatique et sondagière, mais tout de même … Un peu d'humilité ne ferait pas de mal à certains. Une dynamique était en marche pour les sondages, oui peut-être. Mais le score d'hier n'avait été envisagé par personne !! 44,1 %. Durant toute une année, pas un article, pas un seul sondage n'avait évoqué une telle issue possible. Cela pose donc également une question, presque auto-critique, sur les analystes politiques … Pas un politologue, pas un journaliste, pas un éditorialiste, n'avait vu, entraperçu même, le sens de l'histoire. C'est grave docteur ? Il est bien possible en effet que la maladie diagnostiquée soit difficilement soignable. Une preuve supplémentaire que la déconnexion entre politiques et citoyens, touche aussi fortement le monde médiatique. La réalité est que tout le monde est passé à côté de ce qui se passait à la base du peuple de droite. Une remise en question s'impose. La preuve aussi que désormais tout est possible à la veille de la vraie campagne présidentielle. Le Pen, Macron, Mélenchon, Fillon, et peut-être Bayrou (ce dernier va t-il y aller?), les scénarios possibles vont être multiples et vont même souvent changer dans les mois qui arrivent. L'électeur est plus libre que jamais, il ne répond plus au diktat des appareils ou des sondages. Les surprises nous attendent encore.

 

Impact en région ?

 

Il y a finalement peu de leaders régionaux qui avaient choisi l'option Fillon. Ces derniers devraient donc en sortir renforcés … Car quelques semaines en arrière, ils étaient même considérés comme des courageux. Dans l'Hérault, Stephan Rossignol, le maire de la Grande Motte (dont le nom avait circulé pour être tête de liste aux régionales) devrait donc devenir un vrai passage obligé pour la droite régionale. Dans les Hautes-Pyrénées, le maire de Tarbes Gérard Trémège avait apporté son parrainage à François Fillon pour la solidité de son programme, et c'est l'un de ses proches, Philippe Formosa, qui était à la tête du comité départemental de l'ancien premier-ministre. L'édile bigourdan devrait donc asseoir une certaine légitimité à la veille de la naissance de la nouvelle agglo Tarbes-Ossun-Lourdes. Dans le Gers, il va falloir surveiller les conséquences de l'actualité sur les investitures aux législatives. En effet, sur la deuxième circonscription gasconne, les Républicains avaient investi la jeune adjointe de Vic-Vezensac, soutien de Bruno Le Maire, Barbara Neto. Or, Michel Gabas, maire et conseiller départemental d'Eauze, avait annoncé bien en amont, et son soutien à Fillon, et son désir de partir en dissidence … La victoire probable de François Fillon la semaine prochaine à la primaire, pourrait-elle faire évoluer les rapports de force ? L'investiture pourra t-elle être remise en cause ? Affaire à suivre. A Toulouse, c'est un non élu, l'ancien journaliste Jean-Marie Belin, qui est un soutien de François Fillon depuis de longs mois, depuis la création du mouvement de l'ancien premier-ministre « Force Républicaine ». Il va forcément devenir désormais un cadre important des « Républicains », un homme qui va peser dans l'appareil. Il est considéré depuis longtemps comme plutôt proche du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, qui lui avait pris soin de ne pas prendre position dans cette primaire. Bien lui en a pris. Un proche parisien de F.Fillon nous a même confié hier soir que certaines investitures aux législatives seraient sans doute remises en question ... La vie politique n'est jamais un long fleuve tranquille.

 

 

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