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Albi : un changement en profondeur signé Emmanuel Macron

C’est sur la place du Vigan à Albi (Tarn), que le candidat Macron a tenu son dernier meeting de campagne, devant une foule de soutiens. L’ex-ministre de l’Économie a rappelé ses ambitions et sa volonté de recomposer de la vie politique afin d' insuffler « une France conquérante dans une Europe plus forte ».


Adulé à Albi où il s’est rendu hier soir pour son dernier meeting de campagne, le candidat Macron a donc rappelé le sens de son projet devant plusieurs milliers de personnes. Nombre de concitoyens et de partisans du mouvement « En Marche! » d’Occitanie et d’ailleurs, avaient ainsi fait le déplacement sur les terres de Jean Jaurès, lieu symbolique où ce dernier avait tenu son célèbre discours devant des lycéens en 1903. Tout au long du meeting, celui qui est qualifié par Marine Le Pen comme l’ « héritier » de François Hollande et du « système », n’a eu de cesse de faire allusion à cet ancien journaliste et homme politique tarnais ... Comme pour mieux s’adresser à la jeunesse en empruntant au discours d’origine le « grand acte d’avenir », « de confiance et d’audace », nécessaire à l’évolution du pays. Parfois qualifié de grand « absent » de la campagne en dehors du projet socialiste, le débat relatif à la transformation écologique a refait surface hier soir puisqu’il est de ces défis auquel le pays devra répondre ; « une évidence citoyenne » au-delà d’une simple « cause » ou d’un « parti » pour le leader d' En Marche !. Mais c’est plus largement sur le dialogue social, la recomposition de la vie politique, la mobilisation de l’ensemble des forces vives du territoire ainsi que la réconciliation de la justice sociale qui ont été mis en avant dans ce meeting albigeois ... 

 

Plus de dialogue social, une co-gestion renforcée

 

Le choix d’Albi comme dernière étape de campagne, outre la symbolique Jaurès, réside en premier lieu dans la valorisation du «  modèle productif auquel je crois ». Plus tôt dans la journée, l’ex-locataire de Bercy, désormais favori dans cette course à l’Élysée, a été interpellé par les syndicalistes de la CGT dans le cadre de sa visite d’entreprise à la verrerie ouvrière d’Albi : « Je souhaite le dialogue, c’est pour ça que je suis allé au contact […] Je continuerai à aller au contact même si nous ne sommes pas d’accord, parce que je pense que c’est quelque chose qui permet de faire baisser la violence, et qui est un acte de considération ».

 

C'est un dialogue social extrêmement vivace auquel je crois

 

Et Emmanuel Macron de souligner l’exemplarité du modèle d’un dialogue social « extrêmement vivace auquel je crois et qui va jusqu’à la co-gestion ». Il a également profité de cet épisode pour détailler plus en profondeur ses ambitions : « Plus de dialogue social dans les branches et les entreprises, et une co-gestion renforcée, car c’est ainsi qu’on partage à la fois les contraintes et la capacité de faire réussir l’industrie française ». Dans la liste des réformes à mener : le Code du Travail et le fameux dialogue social qui pourrait permettre « de mettre en place la sécurité sociale professionnelle par la formation ».

 

Dynamique « En Marche! » versus suprématie FN

 

Sur le plan de l’éthique, c’est le mot « respect » qui sort de la bouche de l’ancien banquier d’affaires à l’égard de ses adversaires François Fillon, Benoît Hamon ou encore Jean-Luc Mélenchon, non sans faire taire les huées réservées au Front National qu’il appelle à faire battre « dans les urnes ». Lucide sur la colère de nombre d’électeurs, le candidat a d’ailleurs vivement critiqué ce FN qui se revendique « premier parti de France ». Devant la presse, il s’est dit « très calme et déterminé, avec la volonté d’expliquer mon projet aux Françaises et aux Français, de porter un message d’avenir ». Plus tard, il évoquera toujours concernant le FN « un projet réactionnaire, autoritaire, anti-européen et nationaliste ». En Occitanie, y compris dans le Tarn (terreau du FN avec le Tarn-et-Garonne dans l’ex-Midi-Pyrénées), c’est Marine Le Pen qui a grillé la politesse à Emmanuel Macron, avec des scores respectifs de 22,98 % dans la nouvelle région (contre 22,32%), et de 22,42 % des suffrages (contre 22,14 %) sur les terres de Jean Jaurès. Mais suite au fameux débat télévisé râté par Marine Le Pen, l’ancien ministre de l’Économie entend renforcer son influence pour le second tour de l’élection présidentielle, ce dimanche 7 mai. Les sondages du jour confirment d'ailleurs que l'écart se creuse toujours un peu plus ... 

 

Emmanuel Macron ce matin à Rodez aux-côtés du maire Christian Teyssedre. Déjà Président ? / Photo : S.Pialat

 

 

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